Entre volonté politique et réalités médico-scientifiques
Dans ce numéro des Brèves, un article essentiel concerne le dernier avis de l’EFSA (European Food Safety Authority). Si notre résumé essaye de synthétiser un document dense et complexe, il nous paraît utile d’en souligner quelques points essentiels dans cet Editorial :
– Pour les glucides totaux, il est recommandé que les apports de référence représentent entre 45 et 60 % de l’apport énergétique total.
– Pour les sucres, l’EFSA constate que les données disponibles ne permettent pas d’établir un apport de référence, ni un apport adéquat.

Les preuves scientifiques sont reconnues comme insuffisantes (ce que la référence 40002 de ces Brèves conforte) pour fixer une valeur limite supérieure pour les apports en sucres, et ceci pour les sucres totaux comme pour les sucres ajoutés.
– Toujours selon cette institution, les sucres n’apparaissent pas comme de bons marqueurs d’un état de santé.
– Pour les sucres, l’EFSA privilégie une approche visant à établir des recommandations envers des populations cibles par profils d’alimentation.

Autre thème important souligné dans ces Brèves et, notamment, dans
la référence 40010, les « preuves » des effets pervers de la restriction alimentaire, particulièrement en sucres. Rappelons un leitmotiv médical : « Primum non nocere ». On pourra enfin lire que le nombre de travaux, études et publications sur les liens entre sucre(s) et santé ne faiblit pas, comme le manque de preuves quant à une relation de cause à effet.

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