Sucre(s) et contrôle du poids.
Au plan politique comme au niveau des scientifiques tout le monde, s’accorde à dire qu’il y a dans les pays développés une vraie épidémie de surpoids/ obésité. Il n’y a par contre aucun consensus sur son ou ses origine(s) et sur la ou les (bonnes) solution(s ) pour sa prévention ou sa prise en charge. Ce N° 37 des Brèves analyse les derniers travaux et publications sur ce sujet.
Le 1er point de controverse est de démontrer que le contrôle parental restrictif ne règle pas la question du surpoids des enfants. Des travaux ici résumés concluent que chez des enfants présentant un contrôle inhibiteur faible, un style parental directif sur l’alimentation (fondé sur des règles et des interdits) est contreproductif,
Un autre point clé du contrôle pondéral est la responsabilisation et l’éducation. Il faut entraîner l’enfant à reconnaître les signes de faim et de satiété afin qu’il apprenne à contrôler seul sa prise de nourriture de manière plus autonome avec l’âge ,
Dans ce cadre alimentaire, d’autres résultats nous montrent que c’est la taille des portions qui est associée à la prise de poids et à l’obésité, plus que le type d’aliments,
Divers travaux résumés dans ces Brèves montrent une corrélation inverse entre teneur en sucres du régime et surpoids ; cette corrélation s’explique par la densité énergétique faible de ces régimes et leur richesse en fibres,
Parlant de comportement, une étude américaine qui a analysé le lien entre le temps passé devant un écran, les habitudes alimentaires (particulièrement les boissons sucrées), l’activité physique et le poids conclue en l’absence d’un tel lien.
La complexité des sujets de contrôle ou de perte de contrôle de la prise alimentaire soulignée dans ce numéro des Brèves met à nouveau en évidence l’intérêt d’une approche multidisciplinaire dans la mise en place d’une prévention du surpoids et de l’obésité.

Documents joints