Le comportement alimentaire représente une série d’actions dont les déterminants se situent au carrefour d’une triple finalité, biologique, hédonique et psychologique. Devant leur propre surpoids ou celui de leurs enfants, les parents ne doivent pas basculer dans une restriction excessive au risque de non seulement ne pas atteindre leur objectif de contrôle mais même d’aboutir au résultat inverse. La suppression des « aliments plaisirs » ne peut à elle seule régler le problème de l’obésité. Les nombreuses études scientifiques, bien au-delà de la sélection de ce numéro des « Brèves », montrent qu’il ne faut être ni restrictif, ni directif, mais éducatif et compréhensif, et ceci chez les sujets bien portants mais aussi chez les patients. Par exemple, les diabétiques ont bien du mal à appliquer les recommandations qui aujourd’hui ne préconisent plus de limiter les glucides ni de supprimer le sucre mais de réajuster le ratio glucides/lipides de l’alimentation. Ceux que le surpoids menace doivent apprendre à reconnaître les signaux de faim et de satiété, facteurs essentiels du contrôle de la prise alimentaire, ils doivent aussi conserver le plaisir alimentaire.

Retenons alors qu’il est plus constructif de faire les choses « avec les gens » que de les faire « pour les gens », les méthodes de persuasion purement directives ne donnant bien souvent pas les résultats attendus.

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Brèves Nutrition n°26 - Mai 2005