Tout est question de définition 

L’Organisation Mondiale de la Santé recommande une consommation de sucres « libres » (sucres ajoutés + sucres des jus de fruits) inférieure à 10 % de l’apport énergétique total. Cependant, seuls les « glucides » et les « sucres totaux » font partie de l’étiquetage nutritionnel obligatoire. Une estimation de la quantité de sucres ajoutés dans les aliments est donc nécessaire pour connaitre le niveau de consommation dans les pays. Sans cette étape, il est commun de comparer ce qui n’est pas comparable : sucres totaux d’un aliment et recommandation en sucres libres.

En France, il a été montré que la consommation moyenne des adultes respecte la recommandation de l’OMS, avec bien entendu des écarts importants et une valeur qui englobe des « petits » et des « gros » consommateurs.

Aux États-Unis, la consommation moyenne est au-delà de la recommandation Américaine, fixée à 10 % de l’AET pour les sucres ajoutés, même chez les « petits » consommateurs (premiers déciles). Le niveau de consommation serait d’ailleurs encore plus élevé si l’on ajoutait aux sucres ajoutés les sucres naturellement présents dans les jus de fruits, pour correspondre à la définition des sucres « libres » de l’OMS.

 

Le Département scientifique du CEDUS

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