Cette étude américaine analyse l’ effet de barres énergétiques à teneur réduite en sucres sur la glycémie et l’ insulinémie postprandiales. L’ insulinémie et la glycémie de 20 jeunes adultes en bonne santé ont été suivies après l’ absorption à jeun d’ une portion de 60g correspondant aléatoirement soit à l’ une des trois barres énergétiques analysées, soit à du pain blanc (témoin positif) ou du poulet (témoin négatif). La composition des trois barres obéit à des régimes différents : barre « Atkins », pauvre en glucides (4%), barre « Zone 40-30-30 », modérément sucrée (40% de sucres) et barre « sportifs », riche en sucres (65%). Globalement les pics glycémiques sont proportionnels au taux de glucides des barres. En effet, par rapport au pain blanc, la barre « sportifs » produit à 30 minutes un pic glycémique augmenté de 4%, suivi d’ un déclin rapide, et l’ insulinémie suit le même profil avec un pic augmenté de 73%. Pour les barres Atkins et Zone, la glycémie diminue de 71% et 50% respectivement. En revanche, leur effet sur la réponse insulinique n’ est pas aussi net : inférieure de 26 % par rapport au pain pour la barre Atkins et supérieure de 35% pour la barre « Zone ». Ainsi, bien que diminuant significativement la glycémie, les barres pauvres en glucides ne diminuent pas autant l’ insulinémie, probablement du fait des protéines qu’ elles contiennent.

 

Barres énergétiques peu sucrées : bon pour la glycémie… mais pas tellement pour l’insulinémie ! Hertzler SRKim Y. Med Sci Monit, 2003, 9, 2 : CR84-90

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Auteur : Hertzler SR Kim Y