Effects of the glycemic index of breakfast on metabolic responses to brisk walking in females

Diminuer l’index glycémique (IG) d’un petit-déjeuner ne semble pas un moyen efficace de modifier la réponse métabolique et l’oxydation des substrats pendant un exercice physique ultérieur. C’est ce qu’a montré une étude ayant évalué l’influence, par rapport au jeûne, de l’ingestion de petits-déjeuners hyperglucidiques d’index glycémique modéré (IGM, 51) ou élevé (IGH, 77) sur les réponses métaboliques de 6 femmes à un exercice de marche réalisé 3h après. Les mêmes sujets avaient testé chaque condition expérimentale (IGM, IGH et jeûne) à 1 mois d’intervalle. Les aires sous la courbe (AUC) de la glycémie post-prandiale mesurées après les repas IGM et IGH étaient similaires, mais significativement plus élevées qu’en cas de jeûne (85±30 et 74±26 vs 8±4 mmol/l x 180 min), de même que les AUC des réponses insulinémiques. Juste avant l’exercice, l’insulinémie était encore 2 fois plus élevée lors de l’essai IGH par rapport à l’essai IGM ou au jeûne (p<0,05). Après 15 minutes d’exercice, la glycémie chutait significativement plus avec le repas IGH qu’avec le repas IGM ou le jeûne (p<0,05). Cependant l’utilisation des substrats pendant l’exercice, s’est avérée similaire pour les 2 types de repas, sans différence des profils des concentrations d’acides gras libres, d’oxydation des glucides ou des concentrations de lactate plasmatique. Pour obtenir des différences d’oxydation des substrats pendant l’exercice, il faudrait donc diminuer beaucoup plus l’IG du repas qui le précède. Toutefois, compte tenu du faible échantillon, ces résultats nécessitent d’être confirmés par d’autres études.


Effects of the glycemic index of breakfast on metabolic responses to brisk walking in females. BACKHOUSE S.H., WILLIAMS C., STEVENSON E., NUTE M. Eur J Clin Nut, 2007, 61 : 590-6


Auteur : Backhouse SH; Williams C; Stevenson E; Nute M

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Brève Nutrition N° 31 - Octobre 2007 - N 31011