Cultures Sucre soutient les nouvelles recommandations de l’ANSES : moins de boissons sucrées et gâteaux/ pâtisseries pour les enfants, surtout les plus jeunes, du « fait maison » pour mieux contrôler les ajouts de sucres et de l’activité physique pour les séniors !

L’Anses souligne l’ intérêt des préparations faites maison.

28 juin 2019

Après les repères alimentaires pour la population adulte en 2017, l’ANSES vient de publier le socle scientifique de nouveaux repères alimentaires. Ils seront mis en œuvre par Santé Publique France dans le cadre du Programme national nutrition santé.

Commentaire de Cultures Sucre :

Concernant la publication des rapports de l’ANSES pour la population adulte en 2017, nous soutenons la recommandation de limiter les apports en sucres totaux hors lactose des produits laitiers à 100 g par jour, soit les sucres naturellement présents dans les fruits, les légumes, les jus de fruits et les sucres ajoutés (sucre, sirop de glucose, miel…) et de ne pas consommer plus d’un verre de boissons sucrées (y compris jus de fruits) par jour. En savoir plus.

 

L’agence a élaboré de nouveaux avis scientifiques pour 4 populations spécifiques qui justifient une alimentation adaptée : nourrissons et jeunes enfants (0-3 ans), enfants et adolescents (4-17 ans), femmes enceintes ou allaitantes et personnes âgées.

 

Quelles sont les recommandations nouvelles visant les sucres et les produits sucrés ?

 

Les Enfants en bas âge

Pour les enfants en bas âge, l’ANSES recommande d’éviter l’introduction précoce d’aliments riches en sucres (boissons sucrées ou gâteaux) pour favoriser une alimentation diversifiée.

Pour aller plus loin

 

Enfants (4-17 ans)

Pour la majorité des enfants (4-17 ans) mais tout particulièrement chez les plus jeunes (4-7 ans), les apports en sucres évalués par l’agence sont excessifs et peu favorables à de bonnes habitudes alimentaires ultérieures. L’agence recommande de limiter les boissons sucrées/jus de fruits ainsi que biscuits/gâteaux/pâtisseries qui sont fréquemment proposés au goûter.

Pour aller plus loin

Commentaire de Cultures Sucre :

Notons qu’en l’absence de données spécifiques sur les effets des consommations de sucres chez les enfants, l’ANSES a transposé les recommandations adultes aux enfants.

 

Populations adultes spécifiques

Pour les populations adultes, il est recommandé de limiter les boissons sucrées et les aliments gras et sucrés tout en rappelant pour les plus de 65 ans les bénéfices santé d’une activité physique régulière.

Pour aller plus loin

 

Importance du contexte du repas

Plus globalement, les experts de l’agence soulignent l’importance du contexte du repas pouvant détourner les enfants des signaux de faim et de rassasiement (bruit, écrans, etc.).

Ils rappellent aussi l’intérêt du « fait maison », qui permet de mieux contrôler les ajouts de sucres (sucre de table, miel, confiture, etc.) et de réduire les apports ou les portions consommées.

Pour aller plus loin

Engagés dans une approche de consommation raisonnée de sucre, les acteurs du secteur sucrier réunis au sein de Cultures Sucre soutiennent ces recommandations et ces conseils visant à de meilleures habitudes alimentaires pour la prévention de la santé.

Source : Repères alimentaires pour les populations spécifiques, Expertise ANSES, 25 juin 2019

 

Les recommandations de l’Anses en détail

Nourrissons et enfants en bas âge

Chez les nourrissons et enfants en bas âge (moins de 3 ans), l’Anses constate un apport moyen en lipides trop faible tandis que les glucides et les protéines sont trop élevés, mais ne dispose pas de données pour conclure sur l’éventuel risque sanitaire associé aux apports en sucres.  Elle préconise une phase d’introduction des aliments solides ente 4 et 6 mois puis un élargissement progressif entre 5 et 18 mois. C’est une fenêtre favorable pour faire découvrir de nouveaux aliments, surtout les légumes, avant la période de néophobie alimentaire (généralement entre 2 et 6 ans).

Cette diversification doit se faire sans introduire précocement des aliments sucrés type confiseries, sodas ou gâteaux et en contrôlant ensuite leur consommation pour favoriser de bonnes habitudes ultérieures. Rappel de l’Agence, les édulcorants et boissons édulcorées sont à éviter pour les 0-3 ans.

 

Enfants (4-17 ans)

Pour les enfants entre 4 et 17 ans, l’ANSES confirme le lien entre boissons sucrées et risque de surpoids déjà identifié chez l’adulte. En l’absence de données sur les effets des consommations de sucres sur la santé des enfants, l’agence a transposé la limite d’apports en sucres fixée en 2017 pour les adultes à 100 g/j (sucres totaux hors lactose et galactose), limite que 20 % d’adultes dépassaient.

Les seuils ainsi transposés sont de 60 g/j pour les 4-7 ans, 75 g/j, pour les 8-12 ans, 100 g/j pour les 13-17 ans. Les enfants les plus jeunes sont très majoritairement au-delà de ces seuils : 75% de dépassement chez les 4-7ans, 60% chez les 8-12 ans et 25% pour les 13-17 ans.

Pour réduire ces apports en sucres hors lactose, l’agence identifie deux catégories alimentaires (boissons sucrées/jus de fruits ainsi que biscuits/gâteaux/pâtisseries) qui sont fréquemment proposées au goûter et pourraient être substituées par des aliments moins riches en sucres (fruits frais, produits laitiers, fruits à coque). De ce point de vue, l’agence rappelle que le goûter ne doit pas être perçu comme une nécessité et être proposé aux enfants qu’en réponse à un réel signal de faim.

 

Femmes enceintes et allaitantes

Concernant les femmes enceintes ou allaitantes, les recommandations édictées en 2017 pour la population générale adulte s’appliquent, à savoir : limiter les boissons sucrées y compris les jus de fruits (moins d’un verre par jour) et limiter les aliments gras et sucrés (pâtisseries, viennoiseries, crèmes dessert, glaces, barres chocolatées…), en rappelant qu’il n’y a ni risque ni bénéfice nutritionnel à utiliser des édulcorants pendant la grossesse.

 

Populations adultes spécifiques 

Il en est de même pour les femmes dès la ménopause et les hommes de plus de 65 ans, en insistant pour ces derniers sur l’importance de renforcer l’activité physique régulière.

 

Importance du contexte du repas

Plus globalement, l’agence souligne l’importance du contexte du repas pouvant détourner les enfants des signaux de faim et de rassasiement (bruit, écrans, etc.) et recommande de ne pas utiliser certains aliments appréciés comme récompense.

Les experts de l’agence rappellent aussi l’intérêt du « fait maison », qui permet de mieux contrôler les ajouts de sucres (sucre de table, miel, confiture, etc.) et de réduire les apports ou les portions consommées.

Engagés dans une approche de consommation raisonnée de sucre, les acteurs du secteur sucrier réunis au sein de Cultures Sucre soutiennent ces recommandations et ces conseils visant à de meilleures habitudes alimentaires pour la prévention de la santé.