La saveur sucrée d’ un aliment ne modifie pas la thermogenèse postprandiale* : l’ ingestion d’ un repas de saveur sucrée contenant 0,27 g d’ aspartame et 90 g de maltodextrines induit une thermogenèse postprandiale identique à celle qui suit un repas non sucré incluant uniquement des maltodextrines. En revanche, la nature des sucres contenus dans les aliments semble influencer cette thermogenèse. En effet, elle est plus importante pour un repas contenant du saccharose (90 g) par rapport au repas incluant de l’ aspartame et des maltodextrines, de même intensité de saveur sucrée. Cette différence serait directement liée à la présence de fructose, uniquement inclus dans le repas contenant du saccharose, qui est plus rapidement oxydé que le glucose des maltodextrines. De plus, le stockage sous forme de glycogène du fructose ingéré nécessiterait plus d’ énergie que celui du glucose. Enfin, les réponses glycémiques et insulinémiques sont plus faibles avec le repas riche en saccharose par rapport au repas avec de l’ aspartame et des maltodextrines. La présence de fructose serait également responsable de ce résultat puisque cette molécule possède un index glycémique plus faible que le glucose.

 

Sweet taste of aspartame and sucrose : effects on diet-induced thermogenesis. L. Prat-Larquemin, JM. Oppert, F. Bellisle, B. Guy-Grand, Appetite, 2000, 34 : 245-251

Auteur : B. Guy-Grand