Fructose and non-fructose sugar intakes in the US population and their associations with indicators of metabolic syndrome

La prévalence du syndrome métabolique, à l’instar de celle du diabète ou de l’obésité, tend à faire de cette entité un enjeu de santé publique. Ses liens éventuels avec la consommation de sucres, de fructose en particulier et notamment sous sa forme de sirop de maïs riche en fructose, font actuellement débat. Cette série d’épidémiologie descriptive s’est appliquée à estimer le niveau de consommation de fructose et d’autres sucres n’en comportant pas, à l’échelon individuel au sein d’une cohorte de la base de données NHANES. Les données ont été confrontées à des paramètres du syndrome métabolique. Le principal écueil auquel se trouvaient confrontés les investigateurs de cette étude, était de parvenir à distinguer la consommation individuelle de fructose, de celle des autres sucres pouvant en renfermer. Pour cela, ils se sont reportés aux différentes bases de données telles que Food Commodity Intake Database (2000), USDA National Nutrient Database for Standard Reference (2008) et l’enquête NHANES (National Health And Nutrition Examination Survey 1999-2006). Au sein d’un effectif de 25 506 sujets, âgés de 12 à 80 ans, le fructose contribue à hauteur de 37% de la consommation totale des sucres simples et 9% des apports énergétiques journaliers. Pour plus de 97% des individus, la contribution du fructose aux apports caloriques s’est avérée inférieure à celle des autres sucres ne comportant pas de fructose dans leur molécule. Dans l’échantillon des 19-80 ans, aucune corrélation positive n’a été identifiée entre apports en fructose, en sucres ne contenant pas de fructose et les indicateurs du syndrome métabolique évalués (triglycéridémie, cholestérolémie HDL, hémoglobine glyquée, uricémie, pression artérielle, tour de taille et indice de masse corporelle). Pour les auteurs, les étroites corrélations retrouvées deux à deux, entre la consommation de fructose, de sucres n’en contenant pas, de sucres ajoutés, de sucres totaux et de glucides totaux, témoignent de la difficulté d’interpréter des résultats d’études portant sur l’impact d’un type de sucre, pris isolément, sur un quelconque indicateur de santé.


Fructose and non-fructose sugar intakes in the US population and their associations with indicators of metabolic syndrome. Sun S.Z., Anderson G.H., Flickinger B.D., Williamson-Hughes P.S., Empie M.W.

Food Chem Toxicol 2011 – Vol 49:2875-82.


 


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 46 - Décembre 2011 - N46013 (Réf 4698)