La consommation d’ un snack riche en protéines (77%de l’ énergie totale), en glucides (84%) ou en lipides (58%), 4 heures après le déjeuner, retarde respectivement de 60, 34 et 25 minutes la prise du dîner habituelle. Les protéines auraient ainsi un effet satiétant plus important que les glucides et les lipides qui pourrait être lié à une stimulation de la production de glucagon, de cholécystokinine ou encore à une modification du profil en acides aminés plasmatiques. Cependant, la quantité totale d’ énergie ingérée au cours du dîner reste identique quelque soit le type de snack. Ces résultats suggèrent que, lorsque la durée qui sépare le snack du repas est longue (> 1 heure), l’ organisme ne compense pas les apports en énergie des snacks par une réduction de la quantité d’ énergie consommée pendant le dîner. Il en résulte une augmentation des apports énergétiques totaux (déjeuner + snack + dîner) de l’ ordre de 14 à 16% avec la consommation d’ un snack. La prise d’ un snack 4 heures après le déjeuner pourrait alors avoir des effets négatifs chez des personnes ayant des prédispositions génétiques à la surcharge pondérale.

 

 

Effects of macronutrient content and energy density of snacks consumed in a satiety state on the onset of the next meal. MARMONIER C. , CHAPELOT D., LOUIS-SYLVESTRE J. Appetite, 2000, 34 : 161-168

Auteur : MARMONIER C.