En faisant référence à 3 études récentes réalisées par son équipe, MS. Westerterp-Plantenga montre qu’ il existe une corrélation entre les apports énergétiques et la densité énergétique* des aliments uniquement lorsque cette dernière est principalement déterminée par l’ énergie et le poids des glucides et des lipides et faiblement par le poids de l’ eau. En revanche, les apports énergétiques deviennent indépendants de la densité énergétique des aliments lorsque l’ eau est le principal composant de celle ci. La relation entre densité énergétique et apports énergétiques dépend également de l’ apprentissage et du conditionnement. Lorsque les individus consomment pour le première fois un type de repas, ils n’ ajustent pas les apports énergétiques en fonction de la densité énergétique des plats proposés. En revanche, lorsqu’ ils sont habitués à consommer certains plats, ils sont capables d’ adapter la portion qu’ ils consomment en fonction de sa densité énergétique et donc d’ ajuster leurs apports énergétiques. Enfin, il semble que les femmes obèses choisissent de manière différente des non obèses la densité énergétique des aliments qu’ elles consomment. Les femmes obèses consomment 24% de leur énergie à partir d’ aliments de faible densité énergétique et 24 % à partir de produits de densité énergétique élevée, contre 14 et 11% respectivement pour les non obèses.

 

Analysis of energy density of food in relation to energy intake regulation in human subjects MS. Westerterp-Plantenga, Br. J Nutr., 2001, 85 : 351-361