La détection d’ajout de sucres dans les jus de fruits par des techniques isotopiques a plusieurs limites : * La mesure du rapport 13C/12C permet de détecter l’ajout de sucre de canne ou de sirops de glucose, mais est inadaptée au sucre de betterave, qui possède le même rapport isotopique que les agrumes. * La teneur en deutérium est spécifique du fruit et de sa provenance, mais en mixant habilement les différents sucres ajoutés, il est toujours possible de mimer la teneur en deutérium de n’importe quel jus naturel. Ainsi, de nouvelles techniques non isotopiques se développent, comme la chromatographie capillaire en phase gazeuse. Cette technique a notamment été mise au point par le Pr Nick Low pour détecter l’adultération des jus de fruits avec des sirops riche en fructose dérivés d’inuline.

Auteur : L White