Sugar and fiber intake and type of adiposity : are they related ?
De faibles réductions d’apports en fibres (-3 g/1000 kcal/jour) sur une période d’environ 2 ans (1,5±0,5 ans) peuvent avoir des effets considérables sur l’augmentation de l’adiposité viscérale (+21 %). C’est ce qui se dégage de l’étude californienne SOLAR initiée en 2000 chez 85 jeunes (48 garçons, 11-17 ans) latino-américains à haut risque de diabète (IMC >85e percentile ; antécédent familial de diabète de type 2 chez au moins un parent proche). Deux fois par an, la composition corporelle était évaluée par absorptiométrie biphotonique à rayons X et IRM, les index glycémiques et insulinémiques mesurés par des tests de tolérance au glucose par voie orale ou intraveineuse et la prise alimentaire par rappel de la consommation sur 2 jours. Une différence significative (p<0,05) a été observée entre les 2 visites en percentile d’IMC, adiposité viscérale tissulaire (AVT) et glycémie à jeun. Des changements d’apports caloriques, en macronutriments, ou glucidiques n’étaient pas associés à des changements de paramètres métaboliques. La seule association observée était une corrélation inverse entre les apports en fibres totales et insolubles et l’AVT. Une baisse d’apports glucidiques (sucres totaux, sucres ajoutés, boissons sucrées) n’était pas liée à une amélioration de la sécrétion d’insuline, peut-être en raison d’une consommation élevée (environ 24 % et 14 % des apports énergétiques pour sucres totaux et sucres ajoutés respectivement), ne diminuant pas significativement entre les 2 visites. En conclusion, ajouter une ou deux portions de fruits ou légumes et quelques céréales par jour est recommandé chez les enfants à risque de trouble métabolique.

Sugar and fiber intake and type of adiposity : are they related ? LUPTON J.R. Am J Clin Nutr, 2009, 90 : 1119-20

Auteur : JR Lupton

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Brèves Nutrition N° 38 - Décembre 2009 - N38007