Les régimes riches en graisses et pauvres en glucides augmentent, lorsqu’ils sont prolongés quelques jours, la capacité musculaire d’oxydation des lipides. Malgré ces effets possiblement positifs pour l’endurance, des variations importantes en terme de performances étaient observées, apparemment liées aux variations concomitantes du glucose sanguin. Ceci vient d’être clarifié par une étude de physiologie métabolique à l’exercice chez des sujets nourris avec un régime soit riche, soit pauvre en graisses, suivi d’une journée de régime riche en glucides avec ou non ingestion supplémentaire de glucides pendant l’effort. La réponse est claire : le bénéfice du régime hyperlipidique sur l’oxydation des graisses persiste en présence d’apports glucidiques abondants. Mais bien qu’ il préserve les réserves en glucose durant l’ exercice, ce régime ne s’accompagne, cependant, d’aucun bénéfice réel pour les performances musculaires elles-mêmes sur 2 à 3 heures. Ces résultats ne supportent pas l’ adoption fréquente par les athlètes de tels régimes dans le but d’ augmenter leur endurance, au moins pour des efforts de cette durée. Qu’ en est il au-delà ? Adaptations to short-term high-fat diet persist during exercise despite high carbohydrate availability. Burke LM et al. Med Sci Sports Exerc 2002 Jan 34(1):83-91

Auteur : Burke LM