Cette étude suédoise randomisée, en double aveugle contre placebo, sur 102 femmes ménopausées en bonne santé, âgées de 45 à 65 ans, a pour but d’ évaluer l’ impact de la prise d’ un traitement hormonal de substitution faiblement dosé sur le métabolisme des sucres. Pendant un an, 33 femmes ont reçu 1 mg de 17 bêta-oestradiol et 0,25 mg d’ acétate de noréthistérone (E2/AN :1 mg/0,25 mg), 35 ont reçu une double dose d’ AN (E2/2AN : 1 mg/0,5 mg) et 34 ont reçu un placebo. Seul le traitement par E2/2AN améliore significativement la glycémie et l’ insulinémie à jeun. En revanche, après une hyperglycémie provoquée, les deux traitements diminuent la réponse insulinique et l’ index insuline/glucose, mais E2/AN augmente légèrement la glycémie. De plus, les femmes dont les insulinémie et glycémie à jeun était les plus élevées, sont les plus sensibles aux effets bénéfiques du traitement. En conclusion, contrairement aux résultats observés à des doses conventionnelles de E2/AN (2 mg/1 mg) la prise d’ un traitement hormonal de substitution avec une dose réduite de moitié, E2/2AN (1 mg/0,5 mg), n’ a aucun effet délétère sur le métabolisme glucidique, et semble même améliorer la sensibilité à l’ insuline.

Auteur : Li C Samsioe G Borgfeldt C Bendahl PO Wilawan K Aberg A