Il existe, en investigation clinique, des méthodes expérimentales permettant de quantifier la sensibilité à l’insuline de l’organisme entier ou, à défaut, de pouvoir le faire au niveau des organes concernés (muscle, tissu adipeux ou foie). Les plus fiables de ces techniques sont le « clamp » insulinique et le modèle « minimal » de mesure fréquente au cours d’une hyperglycémie veineuse. Ces deux procédures sont invasives et sophistiquées. Elles requièrent la perfusion d’insuline ou de glucose pendant plusieurs heures, ainsi que la mesure sériée et fréquente des concentrations plasmatiques de l’insuline (I) et de la glycémie (G). La simple mesure du rapport G/I à jeun suffit-elle à une évaluation plus simple de la sensibilité à l’insuline ? Chez les sujets non diabétiques, mesurer G/I reflète en fait le rapport 1/I puisque G est normal. Dans ces conditions, le rapport G/I est un bon paramètre de sensibilité. Mais dès que la glycémie s’élève, il perd de sa valeur. Son défaut est évident si l’on prend l’exemple d’un sujet normal insulino-sensible et ayant des valeurs de G et I respectivement à 5,5 mmol/l et 9 µU/ml (rapport G/I = 0,7) comparé à un sujet diabétique insulino-résistant dont la glycémie est à 14 mmol/l et à l’insuline à 20 µU/ml à jeun (rapport G/I = 0,7). Editorial. 2001.

 

Limitations of the fasting glucose to insulin ratio as an index of insulin sensitivity. J Clin Endocrinol Metab, 2001 96 : 4615-17.