On la dit potagère, fourragère ou sucrière. Cette « bette » rave fait l’unanimité aujourd’hui dans la production du sucre et de l’éthanol – entrant dans la fabrication des biocarburants – mais comment est-elle arrivée dans nos contrées? Que seraient nos paysages si un certain monsieur de Montalivet n’avait pas eu la riche idée de présenter des pains de sucre à Napoléon ? Retour sur une épopée épique qui transforma une partie de notre économie régionale… et état des lieux de la filière avec l’arrivée des quotas prévue le 1er octobre 2017.
 

On retrouve les ancêtres de notre racine dans la littérature grecque vers 420 av. J.C. A l’époque, on en dégageait un miel végétal et on utilisait ses feuilles pour l’alimentation du bétail. Vers 1575, l’agronome français Olivier de Serres remarqua sa forte teneur en sucre, mais ne suscita aucun intérêt économique. En 1747, lorsqu’Andreas Sigismund Marggraf, un chimiste prussien, démontra que les cristaux sucrés de betterave sont les mêmes que ceux de la canne à sucre, certains ≪ paysans ≫ commencèrent à la cultiver. Malgré des débuts difficiles liés aux affres de l’histoire, la betterave, sous l’impulsion du blocus continental initié par Napoléon Ier en 1806, sut s’imposer pour le plus grand bonheur des producteurs du nord de la France.

 

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